Lumière sur Stéphanie professeur partenaire d’Orezen

Pour la saison 2019-2020, l’équipe d’Orezen accueille Stéphanie Charrondière qui partagera la pratique du yoga avec les pratiquants à partir d’octobre dans notre centre à Lyon 1er. Lumière sur cette professeure de yoga et praticienne en massages-bien-être, mère de famille et femme engagée qui met à l’honneur la notion de « changement » dans sa vie.

Une citation qui te définit ?

« Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement ».
Citation bouddhiste qui je pense me correspond et me parle. Pour plusieurs raisons :

  • Tout d’abord parce que j’en suis à ma troisième vie professionnelle, voire quatrième si je me développe un peu plus dans le yoga.

J’ai tout d’abord commencé ma carrière professionnelle comme technicienne de laboratoire en paramédical en travaillant 6 ans dans une grande entreprise. Puis, j’ai tout quitté pour m’engager et mettre mes compétences au service de l’ONG Médecins Sans Frontières dans laquelle j’ai évolué au fur et à mesure des mes missions pour terminer responsable de projet. Ces 8 années de missions m’ont menée essentiellement en Afrique, mais également sur la fin de mon parcours en Asie, continent au sein duquel le massage fait partie intégrante de la culture et ou j’ai découvert le yoga.

  • Ensuite car je suis atteinte depuis 12 ans d’une maladie rare de la rétine, j’ai désormais des difficultés pour certaines tâches comme, par exemple, la lecture, voir les traits de votre visage ou dans la rue un panneau de signalisation. Je m’en suis tout à fait accommodée et c’est donc tout naturellement, sans regret et comme une évidence, en accord avec ma personnalité que je me suis tournée vers le métier de professionnelle du massage. C’est au même moment que j’ai commencé à pratiquer le yoga. Il a fallu que je réadapte tout mon quotidien. J’ai besoin d’outil technique comme un ordinateur ou un téléphone avec un logiciel adapté aux déficients visuels. Il a fallu aussi que j’apprenne à me poser car je fais un effort visuel constant et il faut accepter la fatigue.
  • Ou encore par ce que je suis devenue maman et bien sur notre vie change et aucun jour ne se ressemble. Les enfants sont pleins de surprise.

Bref savoir s’adapter fait assez partie de ma personnalité.
Tous les jours j’essaie de pouvoir lâcher ce qui était prévu (en cas d’imprévu bien sûr) pour pouvoir vivre ce qui m’attend.

Comment en es-tu venue au yoga ?

En 2008 (déjà !), j’ai vécu un an en Thaïlande pour mon précédent travail. J’étais alors coordinatrice de projet pour MSF sur un programme de prise en charge de la tuberculose et du VIH pour les migrants. C’est là, que j’ai croisé la route de mon premier professeur de yoga, Cathy, une américaine qui donnait tous les soir un cours. Elle proposait de l’Ashtanga. J’y suis alors allée de façon très régulière et je suis tombée accro à cette pratique qui depuis ne m’a jamais quittée. Lorsque Cathy est partie, j’ai trouvé un cours en thaïlandais ou j’ai fais ce que j’ai pu avec la barrière de la langue mais je ne voulais pas cesser de pratiquer. De retour sur Lyon j’ai essayé plusieurs cours jusqu’à trouver une école en Iyengar, une des nombreuses variantes du yoga. Ce qui me correspond tout à fait et dont je m’inspire énormément aujourd’hui.

Pourquoi as-tu décidé de partager cette pratique ?

Très vite après mon retour en France, retour définitif après 8 années de missions humanitaires, je me ré-installais sur Lyon et eu tout de suite envie de partager le yoga. J’ai d’abord commencer avec mes amis. On s’est mis à se rencontrer de façon régulière et je leur ai transmis mes connaissances. Je me suis tout de suite sentie à l’aise dans le partage et je suis donc aller plus loin dans l’enseignement toujours bien sur en continuant d’être élève et de recevoir. J’ai eu de nombreux professeurs depuis 11 ans maintenant et je me nourris de chacun pour transmettre à mon tour mes connaissances et ma philosophie du yoga.

Qu’est-ce que cela représente dans ton quotidien ?

Dans mon quotidien c’est plutôt un état d’esprit, plus que de la pratique physique. Il y a eu ma pratique avant et après ma fille, qui a déjà 5 ans et avec la vie de maman j’ai pratiqué de façon beaucoup moins régulière qu’avant.  Mais je continue et c’est vital, je garde une place pour le yoga. Toujours en recevant mais bien sur en donnant aussi. Lorsque ma pratique devient moins régulière et je m’en rend compte tous les étés surtout en août, je sens très vite un déséquilibre intérieur et pour le coup un manque. Mais il faut savoir s’équilibrer et les choses reviennent vite en ordre dès  un retour à une pratique plus régulière. Pour moi c’est entre 2 à 3 fois par semaine.

Pour quelqu’un qui ne connaît pas le yoga que tu partages, comment le définirais-tu ?

Le cours que je propose est de tous niveaux. Je travaille dans le respect des possibilités de chacun et sais m’adapter, surtout adapter la posture
en fonction des possibilités et de l’état de tous. Je propose un yoga dynamique basé sur la précision de l’Iyengar et sur les différentes influences des enseignements que j’ai reçue.

Une journée dans la vie de Stéphanie, ça donne quoi ?

Levé 7h. La première, de la famille, ce qui me permet de préparer le petit déjeuner de ma fille et mon conjoint. De dire bonjour à mon chat. Une fois tout le monde debout, tout s’accélère pour ne pas être en retard à l’école. En effet avec ma fille de 5 ans on a une petite vingtaine de minutes à pieds avant d’arriver à sa classe. C’est un vrai moment privilégié, le matin de marcher et lui donner la main en traversant les saisons. Ensuite mes journées sont différentes, cela peut être un tour au marché pour faire le plein de légumes. Retour à la maison ou je prend mes RDV pour mon activité principale qui reste praticienne en massage-bien-être. Le jeudi matin c’est mon incontournable rendez-vous de yoga à l’école d’Iyengar en tant qu’élève.


En fait mon organisation tourne autour de mon métier de praticien en massage-bien-être, j’enchaîne ensuite avec mes rendez-vous. Je cuisine dès que j’en ai l’opportunité et si je ne suis pas en séance avec un client, à 17h30, je suis de retour à l’école pour récupérer ma fille. On passe ensuite du temps en famille. Le mardi soir à 19h30 je donne mon cours de yoga pour mes élèves au centre Tao. Une journée type c’est un peu près cela sinon on essaye de passer du temps avec nos amis ou, avec mon conjoint,  pour partager notre goût pour la musique (concerts, soirées…) ou encore je place des moments de yoga. Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement.

  1. Bonjour, Stéphanie,

    cela fait plaisir de lire de tes nouvelles.
    Depuis deux ans, nous ne partons plus avec M.S.F. mais ce n’est peut-être que temporaire.
    A bientôt
    Vincent et Agnès d’Homa Bay

  2. Dommage que je n’habite pas à Lyon si non je serais une de tes élèves pour le yoga. Je te félicite pour ta présentation de ton site. Je vais le faire suivre à des connaissances.

    Simone, j’embrasse toute la famille

  3. coucou Stéphanie nous avons des cours de yoga dans notre village dont un pour les plus âgés je devrais dire âgées
    je t’embrasse

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