Agni : les 3 règles du feu digestif pour rester en bonne santé

En ayurveda, tous les déséquilibres commencent par le système digestif et le médecine moderne fait de plus en plus le lien entre la santé des intestins, le microbiote et l’esprit. Le ventre est également surnommé le « deuxième cerveau ». Mais qu’est-ce que ce concept de feu digestif ? Voici trois règles fondamentales pour en prendre soin.

En ayurveda, le feu digestif est beaucoup plus que le processus de digestion par l’acide naturel de l’estomac. Symboliquement, le feu digestif est le foyer du sacrifice de ce que nous offrons au divin car tout ce que nous mangeons est une fusion de l’essence divine présente partout. Il est représenté assis sur son bélier animal sacrificiel. C’est un intermédiaire entre les dieux et les hommes. Vous pouvez aussi imaginer à l’intérieur de vous un feu de camp qui est unique à votre constitution.

Dans un premier temps considérons avec importance :

  1. Comment nous digérons la nourriture : chaque individu a une digestion différente selon sa nature doshique (concept ayurvédique de constitution propre à chacun). Certains ont un feu digestif faible (Vishama agni) qui a besoin de soutien au risque de développer un système immunitaire faible ou dès les premiers signes une élimination faible (constipation, ballonnements, gaz). D’autres ont un feu digestif puissant (Tikshna agni) qui a besoin d’être alimenté et pacifier au risque de tout brûler ce qui peut se traduire par des déséquilibres de type inflammatoire comme la diarrhée, la fièvre, les problèmes de peau et de vue. Tandis que d’autres ont un feu très lent qu’on indique par un métabolisme lent (Manda agni) et sont plus sujets à la prise de poids importante. Ceux-là ont besoin de soutien pour activer et détoxifier.
  2. Comment nous mangeons la nourriture : est-ce que vous mangez en étant stressé, en étant émotionnellement perturbé, dans un environnement bruyant ? Cela a une influence sur votre cerveau car le système nerveux sympathique est davantage activé et le feu digestif ne reçoit pas toute l’attention dont il a besoin. C’est comme le fait de faire plusieurs choses à la fois plutôt que de concentrer toute son énergie sur une. D’où l’importance de ramener de la conscience, du calme et de la gratitude lorsque vous mangez.
  3. Ce que nous mangeons : nous devrions manger une nourriture saine et vivante (c’est à dire fraîchement cuisiné) en accord avec notre nature doshique et la saison (voir ici l’article sur les influences des doshas selon les saisons). Seulement de cette façon nous pouvons rester en bonne santé. Pour cela, il est bon d’apprendre à connaître sa constitution doshique. Il existe des questionnaires pour vous aider à déterminer votre profil sur internet mais n’hésitez pas à prendre rendez-vous pour une consultation ayurvédique car la nature doshique peut présenter un déséquilibre. Seul un thérapeuthe en ayurveda pourra vous le confirmer.

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