6 mars 2026 – Un groupe de personnes en situation d’handicap a pu expérimenter le yoga à l’hôpital de jour Pussin Le Vinatier. Kissline Mai, professeure de yoga fondatrice d’Orezen a répondu à l’appel car le yoga peut être adapté à tous et toutes. Mais comment vit-on le yoga en hôpital ?
C’était la première fois que les patients pratiquaient le yoga. Pour eux, c’était une surprise de pouvoir pratiquer des postures qui soient adaptées. Le yoga est une pratique universelle où il n’y a pas de posture finale mais plutôt une posture intérieure à trouver avec des mouvements adaptés. Il y avait une personne en fauteuil roulant. Kissline a donc proposé une pratique sur chaise pour que tout le monde puisse pratiquer et que personne ne se sente mis à l’écart.
Au début de la séance, les participants ont partagé leur météo en yoga. Chacun fait une posture qui indique comment il se sent ou ce qu’il a besoin. Les autres imitent. Cela permet de ne pas utiliser les mots mais son corps et de développer la compassion pour ce que l’autre ressent
Étant donné que la séance a lieu en mars, la séquence se focalise sur l’équilibre entre ancrage et ouverture qui est bénéfique à la sortie de l’hiver. On peut en effet tous ressentir le corps plus lourd ou fatigué et dans les cas plus déséquilibrés de la dépression. Une participante avec handicap moteur a souligné « j’ai senti mon corps s’élever ».
La respiration est une dimension importante au yoga. Les personnes qui souffrent peuvent avoir des difficultés à respirer de façon juste. Kissline a observé que beaucoup expiraient par la bouche avec une faible amplitude respiratoire et a invité les participants à ressentir la respiration abdominale et à essayer d’expirer par le nez. Une clé de découverte précieuse notée par Claire, une des participantes.
Pour ce baptême en yoga, le groupe a terminé par une méditation sur les 21 souffles. Comme l’enseigne Patanjali, la respiration est une des voies pour apaiser le mental.
Parmi les mots-clés en fin de séance : « apaisement », lâcher-prise », « j’ai senti tout mon corps », « un peu d’apaisement malgré les douleurs ».
Merci à Mickael Sanson, infirmier à l’hôpital de jour Pussin du Vinatier qui a fait appel à Orezen pour ce projet.
Gratitude infinie pour les donateurs pour ce projet. En effet, la séance a été entièrement financée à hauteur de 60 euros en tarif solidaire avec 2 séances offertes pour les accompagnants de l’hôpital dans le cadre des projets de l’association d’Orezen qui agit auprès des personnes en situation de fragilité et précarité.


